Mon premier site date de 1997. Je n'ai plus vraiment arrêté depuis.
Il y a eu les tables HTML, Flash, jQuery, l'arrivée de l'iPhone qui a obligé tout le
monde à réapprendre son métier, Symfony, React, puis la réécriture générale en
TypeScript. Dix ans d'agences parisiennes sur des comptes exigeants avant de passer
à mon compte. Ce qui reste de ces années n'est pas une pile technique, c'est une
intuition : savoir assez tôt où un projet va coincer.
Ce que je fais aujourd'hui tient rarement en une page d'accueil. C'est plutôt
l'espace membre, la boutique, le paywall qui distingue un abonné d'un acheteur
ponctuel sans jamais se tromper, le moteur d'automatisations qui envoie les bons
emails aux bonnes personnes, et le back-office qui permet à trois personnes de tenir
une audience de plusieurs dizaines de milliers. Sur ce genre de projet, la partie
que l'on voit représente peut-être un cinquième du travail.
Je pilote seul l'architecture et le développement, avec un réseau de designers et de
spécialistes que je mobilise selon les besoins. Mes clients ont un interlocuteur
unique et un accès complet au code, à la préproduction et au monitoring. Quand un
projet s'arrête, ils repartent avec tout. L'inverse ne m'a jamais paru défendable.